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5 points à retenir de The Incredible Automation Day

Publié le 28/03/2015
Pour vous qui n’avez pas pu vous inscrire à la première conférence dédiée à l’automatisation le 19 mars 2015 à Paris, qui a affiché complet, voici 5 points remarquables. C’est aussi l’occasion pour avoir le retour des autres participants et continuer la synergie créée dans le court instant d’une journée.

Automatiser pour Innover

A l’évocation du mot automatisation, certains pensent au film de Charlie Chaplin, les temps modernes [1] : l’homme aliéné par la production à la chaîne. D’autres pensent au distributeur automatique de boissons.

Christine Ebadi, directrice du laboratoire d’innovation pense autrement.

L’automatisation est le moyen pour atteindre l’innovation au moment où tout change et l’automatisation permet à l’équipe informatique de répondre à la double injonction des métiers : transforme-toi et transforme-nous. Christine considère que la lutte contre la complexité est vaine et absurde. Au contraire, c’est une source de création de valeur qui peut être capturée dans un automatisme, jouable quand le rythme s’accélère, quand on a un instant de stabilité propice à l’agilité.

L’automatisation permet bien plus que de simples ajustements, l’apprentissage de nouvelles technologies, elle permet de réinventer notre métier d’informaticien.

Automatiser pour sortir de l’imposture

Ne dîtes pas à ma mère que je suis développeur [2] car c’est un des métiers les plus détesté en France alors qu’on admire ce que Marc Zuckerberg et Larry Page ont réussi à faire.

Jérôme Petazzoni de Docker a expliqué avec humour la raison de ce paradoxe et comment le changer.

En France, le développeur vit caché pour coder et faire du support (gratuitement). Il vit avec la hantise du bug non reproductible qui casse le peu de valeur que les non-développeurs peuvent lui accorder. C’est le syndrome de l’imposture.

Jérôme a lancé un appel pour faire cesser le bénévolat du support. Que le développeur travaille maintenant avec des outils industriels comme Docker.

Docker est un outil de gestion de configuration pour ceux qui ne veulent pas en faire un métier. Docker c’est de l’automatisation pour nous autres qui avons une vie en dehors de l’informatique.

Automatiser pour gérer ce dont vous n’avez plus le contrôle

Retenez le nom de Mitchell Hashimoto. C’est l’incarnation du DevOps, 5 ans développeur web et 4 ans ingénieur en exploitation. Une figure montante.

Nous avons retenu deux points :

  • Arrêtons de penser que les ressources informatiques sont inscrites dans des groupes fixes. En fonction des besoins, elles se regroupent pour multiplier la puissance de calcul par dix, puis l’ensemble est démembré autant que les règles d’intégrité et de confidentialité l’exigent.

  • De quelques applications à déployer de temps en temps, on est arrivé à du SOA. Qu’importe le nombre d’applications à déployer, on doit tenir une qualité de service.

L’automatisation permet donc de déployer, avec une commande unique, des systèmes distribués qui sont du coup résiliants, capables d’élasticité et d’auto-correction. L’automatisation est la démonstration de l’avantage du travail d’équipe et la formalisation de la connaissance. Aujourd’hui il est vain et dangereux de croire que toute la connaissance peut résider dans une seule tête.

Automatiser, jouer, casser et automatiser de nouveau

Carlos Condé était comme un roi d’Espagne, quand il nous a démontré que l’automatisation faisait partie du but d’Amazon Web Services. Amazon ne fait pas de différence entre un livre et un code. Un livre qui reste en entrepôt est une perte sèche, de même pour une application non déployée.

Il nous a sidéré avec les chiffres : le temps moyen d’un déploiement, le nombre de déploiements par heure, le nombre moyen et maximum de serveurs ciblés lors d’un déploiement. Amazon pousse le paradigme un cran plus loin en testant ses automatismes pendant des périodes appelées game days. On donne congé aux grands experts, on invite des "singes" pour qu’ils cassent le système et on voit comment les automatismes réagissent.

Il nous dévoile la fonction la plus prisée chez Amazon : MD comme Master of Disaster au lieu du commun Medical Doctor (docteur).

Allez et automatisez tout, consciencieusement !

Bastien Legras dégageait une force tranquille quand il parlait de Google Cloud Platform, la quatrième génération de pile logiciel, la volonté de s’affranchir de 15 ans de choix technologiques, tels que GFS, MapReduce et BigTable. Mais aussi le refus qu’un nouveau entrant mette trois mois pour devenir opérationnel.

Google prend des technologies pour faire des moteurs : AppEngine, puis ComputeEngine et récemment ContainerEngine, avec Docker bien-sûr. Google démarre plus de 2 millions de containers par jour.

C’est édifiant d’arrêter la querelle des outils. Pour Bastien, le but est de tout automatiser afin de présenter un nombre restreint d’API, disons une centaine, utilisées par tout le monde plutôt que chacun développe la sienne, dans son coin. Derrière l’uniformité des interfaces, il y a la diversité des outils classés en impératifs (actions) et en déclaratifs (états).

Dernier point pour ceux qui pensent encore pouvoir s’accrocher à une technologie : tout est renouvelé en un an et demi.

Références :

[1] Des extraits sont visibles :
https://www.youtube.com/watch?v=h4rdulAGbbQ

[2] article "Ne dîtes pas à ma mère que je suis développeur" par Pierre Dalmaz 
http://goo.gl/dbFYkq 


L'auteur
Chuyen Huynh Chuyen Huynh

Avec 8 ans de pratique Cloud et des projets réussis dans les grands comptes, Chuyen construit avec Pilot Systems une offre Cloud broker pour que les PME franchissent plus vite le pas vers le Cloud.

Auparavant, il était architecte d'entreprise chez IBM, responsable Offre Virtualisation chez Devoteam, avant-vente logiciel d'automatisation chez HP et spécialiste Cloud chez Cisco.

Ingénieur des Mines d'Alés de 1986. MBA de l'Université d'Austin au Texas de 2003.

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