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Quel Cloud choisir : public, privé, hybride ? Combien ça coûte ? - Part 3

Publié le 12/03/2015
Dans ce troisième et dernier volet, nous analysons les modèles de Clouds hybrides et communautaires, tendances des prochaines années. Puis, nous détaillerons les points essentiels pour une migration en douceur et sans risque.

Clouds privé et public, deux choix opposés sur le terrain

Le Cloud privé est un ensemble de serveurs, réseaux et stockage, une infrastructure donc, opéré par une organisation ou entreprise, hébergé en interne ou chez un tiers. C’est le choix préféré des grands groupes qui apprécient la flexibilité, l’automatisation et la gouvernance.

Le Cloud public est l’ensemble des services fournis à travers Internet pour tout public, particulier et entreprise de toute taille. C’est le choix idéal pour l’absence d’investissement initial, la capacité quasi illimité des ressources informatiques et l’économie des équipes informatiques.

Et pourquoi n’aurait-on pas les avantages des deux simultanément ? C’est la promesse des Clouds hybrides et communautaires.

  • Le Cloud hybride pousse l’automatisation un degré plus loin pour gérer la présence simultanée de Clouds publics et privés.
  • Le Cloud communautaire est l’émanation d’entreprises qui se regroupent pour s’offrir un Cloud privé.

Cloud hybride et communautaire, compromis intéressants

Le Cloud hybride est une combinaison de ressources privées et publiques. Voici quelques exemples d’utilisation :

  • Le Cloud public est le choix par défaut et le Cloud privé est réservé aux ressources nécessitant du contrôle et une gouvernance spécifique, par exemple la conformité à un règlement bancaire. Certains Clouds publics ont étendu leurs services pour prendre en compte des exigences spécifiques telles que l’Hébergement des Données de Santé (HDS).

  • Le Cloud privé est le choix par défaut et le Cloud public est utilisé en cas de saturation des ressources privées ou pour des besoins temporaires comme des tests de charge, de la formation, de l’analyse d’erreurs applicatives, etc.

  • Le choix est dicté par le ratio performance / coût, le Cloud public ayant tendance à faire des prix d’appel sur les configurations légères et charger sur les configurations plus conséquentes.

  • Il y a une répartition de charge entre les deux Clouds, l’architecture assurant la cohérence pour l’applicatif. Les flux traversent les mêmes équipements de contrôle (firewalls, routeurs, gateways) pour atteindre les ressources des deux Clouds.

Le Cloud communautaire est un partage de ressources privées au sein d’une communauté. Le regroupement au sein d’une communauté permet la ventilation des frais de migration et d’abaisser d’autant le ticket d’entrée. Ainsi, s’il faut 500 serveurs pour amortir les coûts de projet, 10 universités peuvent se regrouper, chacun amenant une cinquantaine de serveurs [1].

Migration en douceur et sans risque

Avec 50% des migrations dépassant leur budget prévisionnel et deux tiers dépassant leur durée prévisionnelle, nous avons des leçons à tirer :

  • Préparation minutieuse : un inventaire précis est laborieux mais nécessaire pour éviter des surprises en termes de compatibilité de versions et d’autorisations d’utilisation sur le Cloud. C’est parfois compliqué de trouver l’information avec les départs et les réorganisations. Prévoyez l’éventualité d’un retour en arrière avec une sauvegarde complète et la conservation de la plate-forme le temps de Vérifier l’Aptitude au Bon Fonctionnement (VABF) dans le Cloud. Attention aux Clouds qui imposent un format propriétaire. Comprenez l’utilisation des applications pour éviter de gêner les utilisateurs et provoquer un rejet du Cloud.

  • Exécution parfaite : testez sur une application peu critique les opérations telles que P2V (conversion de machine physique en virtuel), assurez-vous que la migration ne gêne en aucune façon les activités courantes (le week-end de Pâques ou le pont de l’Ascension sont des dates idéales), prévoyez la présence de quelques utilisateurs pour vérifier le bon fonctionnement avant de prononcer l’ouverture du service sur le Cloud et gardez une cellule d’intervention rapide quelque temps après la migration pour réparer d’éventuelles pannes.

  • Support fanatique : nous reprenons le slogan de RackSpace qui a lancé le Cloud en 2006. L'atterrissage sur le Cloud n’est pas une finalité mais la première étape vers la confiance dans le nouveau modèle informatique. Une incompréhension non traitée peut ternir la réputation et déclencher un rejet. Prenez le temps pour communiquer et construire votre réputation Cloud. La proximité avec les utilisateurs est aussi bénéfice pour développer des services complémentaires.

C’est dans ce but que Pilot Systems a créé une offre de workshop.

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L’offre de Workshop est organisée pour optimiser temps et investissement : vos enjeux sont au centre de la réflexion, vous choisirez parmi les solutions concrètes celle qui vous parait la plus adaptée, vous déciderez du mode d’exécution, du calendrier et des échéances pour des bénéfices tangibles.

Références :

[1] Le projet de “Cloud universitaire” sur un petit nuage
http://univcloud.fr/


L'auteur
Chuyen Huynh Chuyen Huynh

Avec 8 ans de pratique Cloud et des projets réussis dans les grands comptes, Chuyen construit avec Pilot Systems une offre Cloud broker pour que les PME franchissent plus vite le pas vers le Cloud.

Auparavant, il était architecte d'entreprise chez IBM, responsable Offre Virtualisation chez Devoteam, avant-vente logiciel d'automatisation chez HP et spécialiste Cloud chez Cisco.

Ingénieur des Mines d'Alés de 1986. MBA de l'Université d'Austin au Texas de 2003.

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