Vous êtes ici : Accueil / Actu / Quel Cloud choisir : public, privé, hybride ? Combien ça coûte ? - Version complète

Actus Cloud

Quel Cloud choisir : public, privé, hybride ? Combien ça coûte ? - Version complète

Publié le 10/04/2015
Le plan Cloud Computing lancé par le gouvernement est un bon signal aux entreprises françaises de l’opportunité d’embarquer sur le Cloud en 2015. Voici un guide pour les aider à choisir le type de Cloud et les investissements à prévoir.

Un plan pour une nouvelle France industrielle

La presse traduit l’attirance et l’inquiétude concernant le Cloud. Aussi il est rassurant de voir l’Etat sponsoriser dix mesures pour une nouvelle France industrielle. C’est une initiative collaborative, 1) codirigée par deux entrepreneurs français du numérique bien connus, Thierry Breton, PDG d’Atos et Octave Klaba, DG d’OVH et 2) soutenue par une centaine de contributions.

Les dix mesures phares sont :

  • Créer un label « Secure Cloud » pour les offres Cloud ;

  • Créer une DSI de l’Etat et une place de marché numérique pour les collectivités locales ;

  • Promouvoir une politique de « Cloud First » et de neutralité pour les marchés publics ;

  • Aider à la transformation numérique des entreprises et en faire une priorité ;

  • Développer le Cloud personnel pour le grand public ;

  • Créer un espace de confiance européen et garantir un traitement sécurisé des données ;

  • Favoriser l’installation de datacenters en France ;

  • Soutenir les éditeurs et les fournisseurs vers une transition Cloud ;

  • Soutenir l’innovation dans le Cloud ;

  • Créer un observatoire du Cloud pour renforcer la formation et la bonne organisation de la filière

Les mesures répondront aux inquiétudes et renforceront l’attirance qui est déjà significative, selon l’analyse d’IDC sur l’adoption du Cloud [1]. La palme revient aux PME de cent à mille employés. Ces entreprises ont des besoins équivalents à ceux des grands comptes, avec un budget nettement inférieur. Le Cloud fournit les services informatiques incluant l’expertise trop coûteuse à maintenir en interne.

Reste à savoir quel modèle de Cloud adopter.   

1/ Le Cloud privé

Nous commençons avec le Cloud privé car c’est le choix numéro un en France.

Le Cloud privé est un ensemble de serveurs, réseaux et stockage, une infrastructure donc, opéré par une organisation ou une entreprise, hébergé en interne ou chez un tiers.

Certains disent que le Cloud privé n’est pas du Cloud et lui reproche d’être trop similaire au centre de calcul (datacenter) classique.

Voici les avantages du Cloud privé et la différence avec le datacenter traditionnel :

  • Flexiblité : la popularité du Cloud privé résulte directement du meilleur des deux mondes : simplicité du Cloud et adéquation aux besoins spécifiques de chaque entreprise. Adieu la complexité, l’inefficacité et les coûts élevés des informatiques traditionnelles. L’informatique se plie aux exigences des métiers.

  • Automatisation : c’est la clé de la métamorphose en Cloud privé. La complexité est absorbé dans des processus dûment formalisés et exécutés sans erreur à la demande des métiers. Le coût de fonctionnement baisse et l’efficacité augmente, dans une logique d’amélioration continue.

  • Gouvernance : le rapport à l’outil informatique change radicalement. Les parties prenantes collaborent et construisent un dispositif industriel. Tout le monde utilise la même interface, impliquant une procédure formalisée, sans passe-droit, selon des rôles bien définis pour le bien de l’entreprise. On parle de méthode Agile et de démarche DevOps.    

L’hébergement dans ses propres locaux est néanmoins un privilège des grands comptes dont le parc informatique courant est de l’ordre de 500, voir 1.000 ou 2.000 serveurs. Ces entreprises construisent un Cloud privé avec des procédures simplifiées et standardisées, opéré par une équipe plus réduite mais plus efficace et mettent l’accent sur le suivi financier. 

Les fournisseurs proposent une alternative au Cloud privé : c’est un service où les ressources sont dédiées et le partage se porte sur les procédures, l’équipe d’exploitation et les outils de suivi. Le Cloud est dit virtuellement privé, car il donne une posture privée alors que les ressources sont hébergées chez le fournisseur Cloud.

L’étude IDC signalée précédemment alerte sur l’absence de stratégie Cloud. Moins de 20% des entreprises convaincues par le Cloud ont une stratégie. 10,2% pour les entreprises de plus de 5 ans et 17,2% pour les autres. Les jeunes entreprises qui ne sont pas nécessairement plus en avance sur l’adoption du Cloud ont moins de choses à auditer pour bâtir leur stratégie.   

Première étape pour réussir son Cloud privé

Nous avons une offre de service pour élaborer concrètement la stratégie Cloud : le workshop personnalisé.

Un cas typique serait une PME de quelques centaines d’employés localisés sur plusieurs sites en France et une ouverture commerciale à l’étranger. En tant que responsable informatique, vous êtes convaincu des avantages du Cloud mais vous exigez une exécution sans faille et zéro perturbation des utilisateurs.

2/ Le Cloud public, la star montante

Le Cloud public est l’ensemble des services fournis à travers Internet pour tout public, particulier et entreprise de toute taille.

Imaginons que vous vouliez créer un Réseau Social d’Entreprise (RSE). Ce type de projet aurait été compliqué à dimensionner et long à justifier. Il faut ensuite commander, attendre la livraison, installer, etc. Ces activités sont inutiles dans le Cloud, puisque les ressources sont disponibles à la demande et ce qui est payé est utilisé.

Une étude d’IDC a déterminé que l’usage d’Amazon sur 5 ans a permis :

  • Un retour sur investissement de 626% ;

  • Un gain de productivité dans le développement logiciel de 507% ;

  • Une réduction d’indisponibilité de 72% ;

  • Un gain de productivité du service informatique de 52% ;

  • Une économie dans le coût de possession de 70%.

Les puristes ont une grande considération pour le Cloud public :

  • Aucun investissement initial : pas de datacenter à créer, ni de ressources à acheter, c’est le paiement à l’usage avec éventuellement un abonnement annuel ;

  • Capacité quasi illimité des ressources informatiques : les leaders tels qu’Amazon et Google ont un métier qui justifie un nombre important de serveurs et le Cloud est un commerce dérivé. D’autres tels qu’OVH, Outscale ou Ikoula savent gérer la capacité pour donner l’illusion de l’absence de limite ;

  • Abstraction des équipes : plus besoin de veille technologique, de négociation, de comparaison, de test, d'installation, de gestion de configuration, de mise à jour, de surveillance, de support ou de maintenance. Tout est compris dans le prix d’usage.

Les coûts sont affichés et il y a même des comparateurs tels que CloudScreener.

Un exemple SaaS cité dans Alliancy Mag est l’offre “Ma Mairie à Moi” proposée par Global SP et retenue par la mairie de Nangis : 4,99 euros par mois et par utilisateur. Elle aurait permis une réduction de coûts de 75% [2].

Un autre exemple, IaaS cette fois est l’offre d’Ikoula qui vous propose du Cloud public, privé et hybride sous le même toit, français de surcroît.

Simplicité, économie et transparence sont les vertus du Cloud public qui ne doivent pas vous faire oublier les frais de passage de votre informatique dans le Cloud, à moins que vous soyez une start-up qui démarre de but en blanc.  

Une description appelée Cahier des Charges est attendue pour que les candidats puissent vous donner un chiffrage.

La période transitoire est souvent sous-estimée. Il s’agit de la formation de votre équipe et le maintien de l’équipement actuel en cas de retour arrière. Ces éléments impactent l’adoption du Cloud.

Reprenons notre exemple de Réseau Social d’Entreprise sur du Cloud public qui a été déployé par deux entreprises. L’entreprise la plus importante a choisi de lancer l’application en mode exemple-découverte : les dirigeants donnent l’exemple et les employés découvrent par eux-mêmes sans formation, ni support. L’entreprise plus modeste a investi dans la formation et l’accompagnement. Aux dernières nouvelles, dans le premier cas, seuls les directeurs utilisent et le RSE est déserté par les employés. Dans le second cas, l’enthousiasme a jailli et l’entreprise étudie les conditions d’ouverture aux clients.

Clouds privé et public, deux choix opposés sur le terrain

Le Cloud privé est un ensemble de serveurs, réseaux et stockage, une infrastructure donc, opéré par une organisation ou entreprise, hébergé en interne ou chez un tiers. C’est le choix préféré des grands groupes qui apprécient la flexibilité, l’automatisation et la gouvernance.

Le Cloud public est l’ensemble des services fournis à travers Internet pour tout public, particulier et entreprise de toute taille. C’est le choix idéal pour l’absence d’investissement initial, la capacité quasi illimité des ressources informatiques et l’économie des équipes informatiques.

Et pourquoi n’aurait-on pas les avantages des deux simultanément ? C’est la promesse des Clouds hybrides et communautaires :

  • Le Cloud hybride pousse l’automatisation un degré plus loin pour gérer la présence simultanée de Clouds publics et privés ;

  • Le Cloud communautaire est l’émanation d’entreprises qui se regroupent pour s’offrir un Cloud privé.

3/ Cloud hybride et communautaire, compromis intéressants

Le Cloud hybride est une combinaison de ressources privées et publiques. Voici quelques exemples d’utilisation :

  • Le Cloud public est le choix par défaut et le Cloud privé est réservé aux ressources nécessitant du contrôle et une gouvernance spécifique, par exemple la conformité à un règlement bancaire. Certains Clouds publics ont étendu leurs services pour prendre en compte des exigences spécifiques telles que l’Hébergement des Données de Santé (HDS).

  • Le Cloud privé est le choix par défaut et le Cloud public est utilisé en cas de saturation des ressources privées ou pour des besoins temporaires comme des tests de charge, de la formation, de l’analyse d’erreurs applicatives, etc.

  • Le choix est dicté par le ratio performance / coût, le Cloud public ayant tendance à faire des prix d’appel sur les configurations légères et charger sur les configurations plus conséquentes.

  • Il y a une répartition de charge entre les deux Clouds, l’architecture assurant la cohérence pour l’applicatif. Les flux traversent les mêmes équipements de contrôle (firewalls, routeurs, gateways) pour atteindre les ressources des deux Clouds.

Le Cloud communautaire est un partage de ressources privées au sein d’une communauté. Le regroupement au sein d’une communauté permet la ventilation des frais de migration et d’abaisser d’autant le ticket d’entrée. Ainsi, s’il faut 500 serveurs pour amortir les coûts de projet, 10 universités peuvent se regrouper, chacun amenant une cinquantaine de serveurs [3].

Migration en douceur et sans risque

Avec 50% des migrations dépassant leur budget prévisionnel et deux tiers dépassant leur durée prévisionnelle, nous avons des leçons à tirer :

  • Préparation minutieuse : un inventaire précis est laborieux mais nécessaire pour éviter des surprises en termes de compatibilité de versions et d’autorisations d’utilisation sur le Cloud. C’est parfois compliqué de trouver l’information avec les départs et les réorganisations. Prévoyez l’éventualité d’un retour en arrière avec une sauvegarde complète et la conservation de la plate-forme le temps de Vérifier l’Aptitude au Bon Fonctionnement (VABF) dans le Cloud. Attention aux Clouds qui imposent un format propriétaire. Comprenez l’utilisation des applications pour éviter de gêner les utilisateurs et provoquer un rejet du Cloud.

  • Exécution parfaite : testez sur une application peu critique les opérations telles que P2V (conversion de machine physique en virtuel), assurez-vous que la migration ne gêne en aucune façon les activités courantes (le week-end de Pâques ou le pont de l’Ascension sont des dates idéales), prévoyez la présence de quelques utilisateurs pour vérifier le bon fonctionnement avant de prononcer l’ouverture du service sur le Cloud et gardez une cellule d’intervention rapide quelque temps après la migration pour réparer d’éventuelles pannes.

  • Support fanatique : nous reprenons le slogan de RackSpace qui a lancé le Cloud en 2006. L'atterrissage sur le Cloud n’est pas une finalité mais la première étape vers la confiance dans le nouveau modèle informatique. Une incompréhension non traitée peut ternir la réputation et déclencher un rejet. Prenez le temps pour communiquer et construire votre réputation Cloud. La proximité avec les utilisateurs est aussi bénéfice pour développer des services complémentaires.

C’est dans ce but que Pilot Systems a créé une offre de workshop.

Démarrez maintenant votre projet Cloud

L’offre de Workshop est organisée pour optimiser temps et investissement : vos enjeux sont au centre de la réflexion, vous choisirez parmi les solutions concrètes celle qui vous parait la plus adaptée, vous déciderez du mode d’exécution, du calendrier et des échéances pour des bénéfices tangibles.

Références :


[1] Midsize enterprises leading the way with Cloud adoption
http://share.cisco.com/cloudadoption

[2] Une adoption encore timide, C. Guillemin, Alliancy le Mag, Novembre 2014, page 65.

[3] Le projet de “Cloud universitaire” sur un petit nuage
http://univcloud.fr

L'auteur
Chuyen Huynh Chuyen Huynh

Avec 8 ans de pratique Cloud et des projets réussis dans les grands comptes, Chuyen construit avec Pilot Systems une offre Cloud broker pour que les PME franchissent plus vite le pas vers le Cloud.

Auparavant, il était architecte d'entreprise chez IBM, responsable Offre Virtualisation chez Devoteam, avant-vente logiciel d'automatisation chez HP et spécialiste Cloud chez Cisco.

Ingénieur des Mines d'Alés de 1986. MBA de l'Université d'Austin au Texas de 2003.

07 52 67 66 67
cloud-broker@pilot-systems.net

Newsletter